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content/humeurs/_index.md Executable file
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menu: main
weight: 30
title: Humeurs
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Que serait lhumain sans ses sentiments ?
Cela serait-il un site personnel si je ne réservais pas une place à ceux que je décide de rendre publics ?
Du coup de gueule, aux grandes questions sur notre monde, en passant par des choses bien moins romanesque. Un espace dexpression un peu plus libre que le reste du site.

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title: À la découverte de la VOIP OpenSource
date: 2024-03-22
draft: false
tags:
- Hacking
- VOIP
- Asterisk
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Comme tout hacker qui se respecte, jai une certaine tendance à laccumulation de matériel divers, sous lexcuse que *cest toujours utile pour apprendre de nouveaux trucs*. Dans tout cela quelques *téléphones VOIP* auxquels il ne manquerait quun serveur pour reprendre vie.
Et justement, je connais assez peu le domaine de la téléphonie, et jai cherché un petit serveur VOIP tout simple, *juste pour apprendre*, à peine plus que faire communiquer quelques téléphones en local … jai beaucoup cherché … et pas beaucoup trouvé.
## Asterisk : La référence
**Asterisk** (qui na rien à voir avec le petit gaulois) est une référence quand on cherche à faire de la VOIP avec du *logiciel libre*. Il est, à lorigine, développé pour et par la société **Digium**.
**FreePBX** est un projet, lui aussi en *Open-Source*, qui vise à simplifier laccès à Asterisk en lui fournissant une *interface Web*, et *un kit prêt à installer* : Une distribution Linux dérivé de CentOS (lui-même dérivé de RedHat), incluant linterface Web, le serveur Asterisk et plusieurs composants complémentaires.
**Sangoma** *Technologies Corporation* a racheté *FreePBX* en 2015 et *Digium* en 2018, ce qui explique, entre autres, que la solution «tout-en-un» proposé sur le site dAsterisk soit FreePBX, les deux appartenant à la même entreprise.
## Une installation … classique
Même si loutil à tout faire quest la solution Asterisk / FreePBX dépasse de très loin ce que je pourrais attendre pour mes propres besoins, et en labsence dalternative qui me semble convainquante, *je décide de my lancer* avec un petit serveur, pas bien puissant, mais qui suffira largement pour mes quelques découvertes.
Devoir fournir une identité et des moyens de contacts avant de pouvoir charger limage disque ma toujours paru une pratique commerciale un peu douteuse et agressive, même si *Libre nest pas gratuit* et que je comprends parfaitement quil y a une entreprise qui essaye au moins de survivre derrière ce projet.
La solution, basé ici sur une CentOS7, se déroule plutôt honorablement. Je connais assez bien *Anaconda* linterface dinstallation de chez RedHat & Fedora, et seul le fait davoir sauté la première partie de lassistant (erreur de manipulation de ma part, ou automatisation spécifique) me pose un souci de clavier, qui est donc configuré comme clavier US.
Linstallation elle-même est un peu longue, peut-être dû au manque de vélocité de mon serveur, et me laisse tout le temps de profiter de lespace publicitaire pour le matériel de VOIP vendu par *Sangoma*. Rien dinsurmontable, jai surtout bien avancé sur le petit jeu que javais à côté.
Je nai que le mot de passe super-administrateur (root) à définir au moment de linstallation.
## Libre & Open-Source
Le système est installé et démarre comme une CentOS, qui nen a pas le nom, tout ce qui est de plus classique. Presque trop … il faut soit se connecter (en root), soit aller voir dans la configuration du routeur pour récupérer ladresse IP sur laquelle se connecter pour retrouver linterface WEB «FreePBX» tant attendue.
Un premier assistant pour créer le compte administrateur, choisir la langue, le nom du serveur et configurer leMail, fait affaire de premier assistant post-installation. Je trouve cette question deMail confuse : Et il ladresse au nom de laquelle il va communiquer avec les utilisateurs, ou celle à qui il va adresser les messages à ladministrateur ? Je nai toujours pas la réponse.
Il nous est ensuite chaudement recommandé de *senregistrer auprès de léditeur* pour profiter au mieux des services proposés. *Je veux juste bricoler*, pas installer une solution de production et encore moins pour une entreprise aussi petite soit elle : **Je refuse !**
*Vous êtes sûr ?* Certaines fonctions ne seront pas disponibles : **Oui !**
S'ensuit *plusieurs écrans* pour nous parler des multiples *modules optionnels, propriétaires et payants* … assez pour créer ce sentiment de *lassitude* à cliquer sur refuser / suivant.
Quatre icônes se présentent enfin face à moi : *Me voici face à laccueil réel de linterface web*.
Après un essai de connexion, infructueux, en utilisateur, je comprends que je nai quun mot de passe pour la partie administrateur (et que ladministrateur nest donc pas un utilisateur).
## Simple ? … Pas vraiment
Jarrive sur le *tableau de bord*, mindiquant quelques informations utiles sur le système et létat du serveur installé. La barre supérieure est pleine de *plein de menus dans tous les sens***pente raide pour le découvreur que je suis**. Tout est dans un anglais technique que je ne maîtrise que très peu sur ce domaine : *La configuration initiale de la langue ne sapplique pas à linterface dadministration*.
Mais même une fois configuré en français, *la traduction est au mieux partielle*, même pour ce qui semble les modules de base.
Jexplore un peu et constate assez amèrement qu*une bonne dizaine dentrées de menus ne sont là que pour renvoyer vers lachat des options payantes* … **Business is business**, mais la cest un peu insistant quand même.
Retour au *tableau de bord*, qui est la partie qui me laisse *la meilleure impression pour le moment*, pour voir les alertes sur **les modules non mis à jour**.
## Faire les mises à jour … une option semi-payante.
Jarrive à comprendre un bout de la logique générale, et arrive sur les options de mises à jour.
*Voulez-vous vous enregistrer ?* … Si votre choix est non, **le système de mise à jour est limité**.
En clair, pour espérer *faire les mises à jour* à peu près correctement, *il faut payer*. Pas en monnaie, mais en donnée personnelle pour rentrer dans les fichiers clients : Oui, **cest une façon de payer**.
### Mise à jour système
Les mises à jour du système sont finalement *les plus simples*. Longlet web vous indique avec un long paragraphe que vous allez devoir *vous démerder tout seul*, ou vous enregistrer.
Je reprends le clavier et lécran encore connecté pour faire linstallation, me connecte en administrateur et lance un *yum update* … ce nest ici quune CentOS très classique.
Mais alors que la force dun système Gnu/Linux moderne est davoir des mises à jour centralisées pour tous les composants du système … *Ça serait ici bien trop simple* (et standard) …
### Mise à jour des modules
Il faut donc passer par *lassistant intégré* pour faire les mises à jour des modules. Donc lancer une recherche … qui prend du temps … sélectionner les modules à mettre à jour et utiliser le bouton « appliquer ».
*Les modules dépendent parfois les uns des autres*, ce qui est assez *classique* dans le domaine informatique. Tant que lon sait faire les mises à jour dans un ordre correct, ça ne pose aucun problème … *Ce que **ne sais pas faire** ce système de gestion des modules* (ou alors cest aussi dans les options)
Et il faut enchainer les cycles *recherche* / *sélection* / *demande de mise à jour* / **erreur** pour arriver à enfin tous les mettre à jour … dont tous ceux qui ne font que de la publicité.
## Et alors, au final, ça donne quoi ?
À attendre, dans les différents cycles dinstallation, de mise à jour, et de pause publicitaire, *jai surtout beaucoup avancé sur le jeu vidéo que jutilisais à côté …*
Jai désactivé une bonne part des modules qui ne me servirait pas, et *jétais juste fatigué* pour essayer daller sortir mes téléphones après avoir dû faire face à ce qui serait presque une forme de mauvaise foi.
Oui, les modules sont *OpenSource*, sans doute possible. Mais la philosophie du *Logiciel libre*, celle de libérer les utilisateurs, *ne me semble simplement plus y être*. Je ny vois simplement pas mieux que ce qui pourrait être une version « éducation » dun logiciel propriétaire quelconque … et encore, ils auraient pris soin de faire *quelque chose de* **moins brouillon**.
Ça ne me donne même *pas lenvie de conseiller cette solution* à une structure qui chercherait à payer un système professionnel.
Lalternative libre aurait pu être **FreeSWITCH** qui est un produit de la société **SignalWire**. Mais vu que la documentation officielle demande un enregistrement pour télécharger les fichiers dinstallation, *lesprit me semble le même*. Ici aussi, on respecte parfaitement lOpenSource : Le code source est lui parfaitement disponible pour qui voudrait, et pourrait y mettre les pattes.
**Fatiguant**

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content/humeurs/g-a32.md Normal file
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title : «Mais … Il est neuf ! »
date: 2024-12-09
draft: false
tags:
- Écologie
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Ce sont ces mots que jai eus face à lassistance informatique professionnelle, quand ils mont annoncé devoir remplacer mon téléphone portable dentreprise. Lappareil est un Samsung Galaxy A32 dont la conception date de février 2021, que jai peut-être eu un peu plus tard ([la pénurie des composants du début des années 2020](https://fr.wikipedia.org/wiki/Pénurie_de_composants_électroniques_de_2020-2023) jouant son effet).
Mais alors que nous ne sommes pas encore arrivés en 2025, cela fait *moins de 4 ans* dans le plus idéal des cas… et certainement bien moins. Selon mes critères, c'est un appareil « *Neuf* », qui répondait à mes besoins plus que confortablement : quelques applications, un peu de données (e-mail, agenda, contacts…) et… téléphoner.
**Précision :** Le changement doit être fait pour des problèmes dincompatibilité avec des solutions de cybersécurité, et non pour une obsolescence et un remplacement systématique. Mon cas est probablement un cas particulier, je suis un porte-poisse à ce niveau.
## 80% dimpact
On parle dimpact écologique du numérique, et cest un sujet auquel je suis sensible (voir mes écrits sur l[Écologie](/tags/écologie/)). Cest un sujet sur lequel on fait dimportantes avancées actuellement… et le travail est encore long. Le grand mythe de l**eMail** grand destructeur, s'il nest pas sans impact, lest bien moins que ce qui nous est inculqué depuis des dizaines dannées.
Le **Terminal utilisateur**, lordinateur et ses périphériques, le téléphone portable… et tout ce qui est dans les mains des utilisateurs finaux représente entre **70 et 80%** de l*impact écologique du numérique*.
Les écrans sont les pire élèves, avec un impact dautant plus grand que leur surface daffichage est grande.
Pendant des années, la durée de vie du matériel informatique en entreprise était denviron *trois ans*, notamment due à la [loi de Moore](https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Moore) qui expliquait une montée en puissance rapide de linformatique de 1970 à 2010. Car depuis *~10 ans la puissance des systèmes informatiques stagne*. Et il est aujourdhui, par rapport aux années 2000, beaucoup moins impactant de conserver un matériel qui a *5 ans* dâge (ou plus).
Un ordinateur (même portable) peut actuellement vivre au moins *8 ans* et souvent bien plus avec un peu de savoir-faire. Cest un peu plus compliqué pour un téléphone portable qui est bien plus dépendant des mises à jour que voudra bien fournir le constructeur.
## Un défi écologique
Et cette *possibilité* de faire durer plus longtemps son matériel est non seulement bonne *éco***nomiquement**, mais aussi *éco***logiquement**.
La meilleure façon dagir pour réduire limpact écologique du numérique est de faire durer le matériel que lon a dans les mains ou sous les yeux comme simple utilisateur.
… et je compte bien massurer que ce téléphone puisse avoir une seconde vie.

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title: Petite histoire dimprimante
date: 2024-02-28T10:20:00+00:00
draft: false
tags:
- Écologie
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Étant peut-être lun des seuls à suivre strictement cette règle de ne pas imprimer de documents personnels sur les imprimantes du bureau, jai acheté dans les années 2010 une imprimante. Jimprime peu, au point que pratiquement 15 ans plus tard, je suis toujours avec la cartouche dorigine fournie avec limprimante.
Lencre sèche, et cest ce qui tue la majorité des imprimantes à jet dencre qui sont peu utilisées. Jai donc pris une imprimante laser, qui elle utilise une poudre qui va se fixer sur le papier. Poudre qui ne sèche pas.
Vu mon faible besoin dimpression, mes critères étaient simplicité et minimalisme : Une petite laser noir et blanc avec le moins doptions possibles. Ça revient presque à dire « *Laser et pas cher* » et ce nest pas loin de la vérité.
Mon choix se porte sur une *Samsung ML-1660* qui fonctionne sans trop sourciller avec mon MacBook de lépoque.
## De la pomme au pingouin
Après plusieurs années de bons et loyaux services, la machine accusant son âge, je quittais le monde Apple pour repasser avec un ordinateur principal sous Linux.
Et cest ici que je me dis quun article sur la question du matériel sous Linux ne serait pas une mauvaise idée. Mais en quelques mots, souvent ça fonctionne juste bien, parfois beaucoup moins … Je ne crois pas utile de vous préciser que lon était ici sur la seconde option.
Je garde cette machine sous Mac OS pour tous ces matériels un peu tatillons. Il reste toujours ceux qui ne prennent en compte que lexistence du dernier Windows, mais cest bien mieux que rien dans beaucoup de cas.
Lidée est donc de **garder une ancienne machine pour faire fonctionner un matériel**, rare pour une simple imprimante bas de gamme, mais une situation quil nest pas si rare dutiliser dans lindustrie, surtout quand le remplacement du matériel piloté est couteux, soit directement, soit pour leur implication.
En 2024, Siemens aurait même cherché à recruter des personnes ayant des connaissances [en DOS et Windows 3.11](https://www.clubic.com/actualite-517336-vous-maitrisez-ms-dos-windows-3-11-et-vous-n-etes-pas-encore-a-la-retraite-cette-entreprise-ferroviaire-a-un-job-pour-vous.html) pour assurer la maintenance de matériel ancien.
## Samsung ne fait plus dimprimante ?
Ça devait être le titre original de cet article. Avec, en fond, moi pestant de ne même plus retrouver de pilotes (même anciens) pour ce matériel encore largement fonctionnel.
Je navais quun petit problème de logique : Il faut chercher les pilotes dimprimantes *Samsung* sur le site de *HP*.
On trouve donc bien chez HP les pilotes pour Windows, MacOS et même différentes versions de Linux. HP essayant dêtre un peu plus propre que dautres constructeurs pour le support des imprimantes sous Linux, cest peut-être loccasion de réessayer.

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content/humeurs/tbw.md Executable file
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title : Technologic Bullshit Words
date: 2024-06-02
draft: false
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Jaurais pu nommer cet article « **Jargon Technologique dEnfumage** », mais il faut être logique avec soi-même : *In english*, ça fait tout de suite plus sérieux.
Vous avez des modes, une période où une technologie devient populaire, on en parle dans les médias et dans les comités de directions. Et on bascule alors à un moment où *le nom même* de cette technologie devient *le mot clef de la réussite* pour les dirigeants, du président au chefaillon de base, et ceci *sans aucun rapport avec laspect technique* de la technologie… auquel on ne comprend pas grand-chose, mais cet aspect importe peu.
**Cloud**, **Blockchain**, **ChatBot**, **No** et **Low Code**, **Intelligence Artificielle …** tout peut y passer. Un des exemples facile à comprendre est celui de lUSB : une vraie avancée technologique avec de vrais gains, et un vrai pas technique… mais combien as on vu de merdouilles, exploitant juste lalimentation présente sur le connecteur, pour proposer lampe, ventilateur, chauffe tasse ou autres conneries, en affichant fièrement « USB » pour mettre un pied dans lère moderne ?
Au lieu davancer sur les vraies problématiques, quelle soit celle de nos utilisateurs ou de nos clients, *il faut mettre en œuvre la technologie du moment*, sans même véritablement comprendre comment elle sapplique, si elle est adaptée ou quelles sont ces limites… Tant que le bon mot est dans l'en-tête du descriptif, ou simplement dans le nom de la solution.
Les informaticiens, les vrais, ceux capables de comprendre même vaguement ce quessayent de cacher ces concepts, ce qui exclut pas mal de leurs chefs et collègues, ont un dilemme : ils savent que le bidule est tout à fait inadapté à la problématique posée, mais s'ils l'expriment ils passent pour des empêcheurs davancer et de vieux aigris qui veulent rester sur leurs acquis.
Voici ce quest un **TBW** : *Technologic Bullshit Word*.